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Accueil – Cité du Vitrail

Réouverture en 2021. Actuellement fermée pour travaux. Agrandissement de 300 à 3000 m².

L'Hôtel-Dieu-Le-Comte

La splendeur du bâtiment et de son aménagement intérieur font de l’Hôtel-Dieu-le-Comte un écrin propice à l’installation d’une structure à vocation patrimoniale telle que la Cité du vitrail. Si l’architecture du XVIIIe siècle n’était, en son temps, pas la plus favorable aux vitraux, l’apport abondant de lumière sera mis à profit. Combiné aux technologies nouvelles d’éclairage et de diffusion, il permettra une valorisation maximale des œuvres qui y seront exposées.

Un ancien hôpital transformé en haut lieu culturel et universitaire par le Département de l'Aube

 

Construit à l’emplacement de l’ancien hôtel-Dieu fondé par Henri Ier Le Libéral, comte de Champagne, l’Hôtel-Dieu-le-Comte est un des rares édifices troyens de grande taille datant du XVIIIe siècle. L’ensemble de l’édifice a été classé Monument historique par arrêté du 23 novembre 1964.

L’hôtel-Dieu de Troyes est fondé par une donation, en 1157, d’Henri Ier Le Libéral, comte de Champagne. Il est destiné à recevoir les pauvres, les malades, les femmes en couche, les enfants trouvés, les incurables, les blessés et prisonniers de guerre.

 

Cour d'honneur de l'Hôtel-Dieu-le-Comte, 2018 © Cité du vitrail

Totalement reconstruit entre 1729 et 1764, il présente alors un plan en « U », entre cour et jardin. Un escalier d’honneur mène à l’entrée principale, qui est encore magnifiée en 1776 par l’ajout d’une grille en fer forgé partiellement dorée, réalisée par le serrurier parisien Pierre Delphin (grille classée Monument historique dès 1885, par arrêté du 23 avril). Plus qu’un hôtel-Dieu, c’est un édifice de prestige qui est ainsi rebâti à proximité immédiate de la ville marchande et du quartier cathédral.

Le bâtiment répond aux besoins nouveaux de salubrité et d’ensoleillement : larges fenêtres, espaces de circulation aisés, grands volumes de pièces qui permettent une meilleure prise en charge des malades.

En 1953, l’Hôpital de Troyes déménage en périphérie de la ville sur le site des Hauts-Clos où se trouve toujours le Centre hospitalier de Troyes Simone Veil. Jusqu’en 1988, l’Hôtel-Dieu reste propriété de l’hôpital qui le transforme en hospice de personnes âgées. L’hospice déménage à son tour à la Résidence du Comte Henri, près du Centre hospitalier.


L’hôtel-Dieu est racheté par le Département de l’Aube le 2 octobre 1990.
La Cité du vitrail, qui s’y développe depuis 2013 aux côtés de l’ancienne apothicairerie, occupera la totalité de l’aile ouest à l’horizon 2021.

Des espaces intérieurs remarquables

Situé entre la cour d’honneur et un jardin qui bénéficie d’une déclivité de terrain et se trouve ainsi suspendu au-dessus du bassin de la Préfecture, l’hôtel-Dieu impressionne par la sobriété de ses lignes, la blancheur de sa pierre et l’élégance de sa silhouette, majestueuse sans être imposante.

Grande salle du 2e étage, 2017 © Adrien Alleaume

 

À l’intérieur, les salles sont magnifiques : larges, hautes de plafond, elles sont baignées de lumière. La circulation y est aisée, les niveaux sont tous desservis par un escalier central à rampe en métal et en bois, probablement d’origine. Deux espaces sont aménagés sous une charpente monumentale, en chêne, parfaitement saine, qui impose une sensation de quiétude, propice à l’étude ou à la contemplation.

Outre l’apothicairerie, restée en place depuis le XVIIIe siècle et qui présente une collection rare de pots en faïence et de boîtes en bois, quelques beaux ensembles décoratifs sont conservés : au-dessus de l’Apothicairerie, une salle présente encore des boiseries et une cheminée datant du XVIIIe siècle.

La chapelle a été entièrement re-décorée à partir de 1864-66 : peintures murales, boiseries, mobilier du sanctuaire, petits ornements (luminaires) et même le vitrail du chœur (réalisé par l’atelier Erdmann et Kremer), sont parfaitement conservés. Le cycle de vitraux de la nef a quant à lui malheureusement disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale.