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Au coeur de l'atelier Vincent-Larcher

conjuguer famille et passion

31 octobre 2017

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Au coeur de l'atelier Vincent-Larcher

Laurence de Finance, conservateur général du patrimoine honoraire, a consacré ces quinze dernières années à la recherche sur le vitrail du XIXe siècle. Pour elle, le nom de Vincent-Larcher, dans l’Aube, est une référence, particulièrement en matière de restauration des vitraux.

 

Dans cette vidéo, elle évoque la vie et les secrets de l’atelier Vincent-Larcher au XIXe siècle.

 

En 1859, Louis Germain Vincent-Larcher fixe son atelier de peintre verrier à Troyes au 12, place Saint-Pierre. Dans cette maison-atelier en L, la famille vit au rythme des commandes qui lui permettent rapidement de vivre du métier. Les deux fils Henri et Saint-Ange travaillent aux côtés de leur père. Le premier meurt prématurément en 1869. Le second, succédant à son père en 1886, ne reprend pas l’atelier et vit de ses rentes.

Louis Germain Vincent-Larcher développe son activité dans un contexte patrimonial naissant au XIXe siècle, visant à revaloriser l’art du vitrail dans les édifices religieux plus ou moins endommagés à la Révolution française. Ainsi, il restaure plus de 200 verrières dans une quarantaine d’églises auboises.

La richesse du fonds d’atelier de Vincent-Larcher, redécouvert ces dernières années et confié au Département de l’Aube en 2012, renseigne sur les méthodes que l’artiste employait. Les nombreux cartons (dessins à échelle de la fenêtre) dévoilent notamment son goût et sa dextérité pour le dessin, alors qu’il n’est identifié dans aucune école d’art. Pourtant, Vincent-Larcher copie habilement et inlassablement les vitraux des XIIIe et XVIe siècles, particulièrement représentés dans le département de l’Aube.

Au-delà du dessin, l’artiste invente également une nouvelle façon de travailler le verre. Son objectif ? Retrouver la translucidité des verres du Moyen Âge. Pour cela, il applique sur le verre une patine à base d’émaux, appelée couverte. Vincent-Larcher n’est pas un théoricien, aucun écrit n’a donc laissé de trace sur la composition de cette dernière. Seuls quelques bâtons de couleurs ont été conservés pendant plus de 200 ans dans l’atelier familial. Le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) qui les a analysés en 2017 a, en partie, percé le secret. Vincent-Larcher appliquait du bleu de Prusse (couramment utilisé en peinture à l’huile) sur le verre bleu pour intensifier le verre d’origine et lui donner plus de profondeur que les verres bleus fabriqués au XIXe siècle.

 

L’exposition Vincent-Larcher. Regards sur le vitrail du XIXe siècle fait ainsi toute la lumière sur les méthodes de travail du peintre verrier aubois au XIXe siècle, longtemps restées inconnues.

>Exposition visible jusqu’au 31 décembre à l’hôtel-Dieu-Le-Comte à Troyes.

 

 

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Visuels de couverture : Maison de Vincent-Larcher au 12, place saint Pierre à Troyes (actuellemaison d’hôte), vue depuis la coursive © Cité du vitrail

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