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Jacques Le Chevallier : entre tradition et modernité

Partez à la rencontre de l'artiste avec Bruno Le Chevallier, petit-fils du peintre-verrier

05 mai 2015

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Jacques Le Chevallier : entre tradition et modernité

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Jacques Le Chevallier : entre tradition et modernité.

 

 

En décembre 2014, la conférence de Bruno Le Chevallier, petit-fils du peintre-verrier, a été l’occasion de revenir sur cet artiste du XXe siècle à la frontière entre tradition et modernité.

Visionnez ci-dessous la rencontre avec Bruno Le Chevallier et découvrez le talent de cet artiste aux multiples facettes :

 

 

 

 

 

 

L’œuvre de Jacques le Chevallier (1896 – 1987) rayonne dans des domaines variés. Artiste de la lumière, il intervient comme designer de lampes modernistes à la fin des années 20. Puis, il exerce son art en tant que peintre-verrier dans plus de 350 édifices civils et religieux en France et en Europe (Italie, Luxembourg, Suisse etc.). Il est aussi peintre, graveur et enseignant.

 

Jacques Le Chevallier s’impose au fil du temps comme un passeur, une transition entre Moyen Âge et modernité qui caractérise l’art du début du XXe siècle dans le vitrail. Jonglant avec différentes approches artistiques tantôt figuratives, tantôt abstraites, Jacques Le Chevallier réalise des vitraux à l’expression puissante. Il comparait lui-même les couleurs du vitrail aux 7 notes de la gamme expliquant ainsi la multiplicité des possibilités offertes par le verre coloré. Ainsi, tel un virtuose à son piano, il compose avec la couleur et la lumière.

 

Véritable précurseur pour l’art du vitrail moderne, son travail fait l’unanimité auprès des architectes et maitres d’œuvre de son temps comme Robert Mallet-Stevens par exemple. A l’inverse il bouscule, il interroge lorsqu’il s’agit de vitraux religieux. En 1937, il va jusqu’à provoquer, avec d’autres, la « querelle des vitraux » à la cathédrale Notre-Dame de Paris lorsqu’il réalise 3 vitraux pour les verrières hautes de la nef. Deux lancettes, d’environ 8 mètres de haut, représentent les saints patrons de la ville de Paris, à savoir saint Marcel et sainte Geneviève. Elles sont elles-mêmes surmontées d’un occulus représentant l’Agnus dei.

 


En 2013, l’engagement des descendants de l’artiste, Guy, Anne et Bruno Le Chevallier a permis la création d’un fond de dotation afin de préserver l’héritage artistique et intellectuel de Jacques Le Chevallier.

 

 

Venez admirer l’œuvre monumentale de saint Marcel présentée dans l’exposition permanente de la Cité du vitrail. Les médiatrices seront à votre disposition pour échanger avec vous autour de l’artiste et son oeuvre.

 

 

Visuel : Jacques Le Chevallier dans son atelier de Fontenay-aux-Roses © Famille Le Chevallier.

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