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La saga familiale des Hébert-Stevens-Bony

Découvrez l’interview touchante de cette famille de maitres-verriers ancrée dans le XXe siècle.

08 juin 2014

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La saga familiale des Hébert-Stevens-Bony

En 1943, Jean Hébert-Stevens reçoit la commande de deux vitraux pour l’église Saint-Médard dans le Ve arrondissement de Paris. L’un, nommé « Seigneur bénissez nos études », est aujourd’hui visible dans l’église. L’autre, intitulé « Seigneur bénissez nos foyers », n’a jamais été posé. L’exposition de la Cité du Vitrail présente un des 12 panneaux de cette verrière. Il représente une Nature Morte.


La conférence de Laurent et Dominique Bony le 1er avril dernier a été l’occasion de revenir sur le parcours d’une famille d’artistes. Découvrez l’interview inédite des descendants de cet atelier :

 

Jean Hébert-Stevens ouvre son atelier de vitrail en 1924 dans le VIe arrondissement de Paris avec sa femme Pauline Peugniez. Tous deux issus d’une famille de peintres catholiques, ils travaillent principalement pour les édifices religieux et contribuent au renouveau de l’art sacré en France.


Leur fille, Adeline, travaille avec ses parents à partir de 1937 avant de reprendre l’atelier familial avec son mari Paul Bony en 1944. Ensemble, ils ont créé de nombreux vitraux pour les églises détruites pendant la Seconde guerre mondiale, principalement en Basse-Normandie et en Alsace. Très proches de nombreux peintres tels qu’Henri Matisse, Georges Braque, Maurice Denis ou Marcel Gromaire, l’atelier transforme leurs toiles en vitraux. Le travail des Hébert-Stevens est principalement connu pour ses vitraux mais la famille a aussi réalisé de la statuaire religieuse, des bas-reliefs en céramique et du mobilier liturgique.
En Champagne-Ardenne, les Bony ont créés des vitraux pour l’église de Sainte-Menehould dans la Marne et pour l’église de Payns dans l’Aube. Ce dernier, réalisé en 1947, illustre une assomption de la Vierge. Présents également à l’étranger, ils fabriqueront de nombreux vitraux pour des églises en Allemagne, Belgique, Autriche, Cameroun, Colombie, Etats-Unis ou encore au Japon, avant que l’atelier familial ne ferme ses portes en 1997.

 

L’atelier Hébert-Stevens-Bony vous intéresse ? N’hésitez pas à venir admirer l’une de leur création exposée à la Cité du Vitrail. Les médiatrices seront à votre disposition pour échanger avec vous autour de leur création.

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