Vous êtes ici :  Département de l'Aube : L'aubeserveur  > Cité du vitrail

Retour à l'accueil

  • Accueil
  • L'Aube, capitale européenne du vitrail > 
  • Les vitraux du XVIIe au XIXe siècle

Les vitraux du XVIIe au XIXe siècle

Le XVIIe siècle : l’exception auboise

Vitrail - Le Pressoir mystique
Le Pressoir mystique, 1625. Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Troyes (Aube). Le peintre-verrier troyen Linard Gontier montre ici son talent de portraitiste et son excellente maîtrise de la technique. Le sujet est relatif à l'Eucharistie et à l'institution de l’église. © Denis KriegerLe Pressoir mystique, 1625. Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Troyes (Aube). Le peintre-verrier troyen Linard Gontier montre ici son talent de portraitiste et son excellente maîtrise de la technique. Le sujet est relatif à l'Eucharistie et à l'institution de l’église. © Denis Krieger

Au XVIIe siècle, le vitrail est passé de mode partout en France, sauf à Paris et Troyes. Dans l’Aube, c’est le talent d’un maître-verrier, Linard Gontier (1565-1642), qui explique en grande partie ce prolongement du goût pour la peinture sur verre. L’essentiel de son oeuvre se situe entre 1600 et 1630.

Linard Gontier s’inscrit dans la tradition du début du XVIe siècle et renoue avec la polychromie et les coloris chatoyants. Mais il se singularise de ses prédécesseurs par des verrières au fond entièrement incolore. Le meilleur exemple est Le Pressoir mystique, à la cathédrale (Troyes). Linard Gontier excelle dans le travail de miniaturiste et généralise l’utilisation des émaux colorés, évitant l’usage du plomb. Ainsi, l’exemple de la Jérusalem céleste, en partie basse de L’Immaculée conception, inspirée d’une gravure de Martin de Vos.

Le XIXe siècle : le souci de restauration

Les rois mages, 1849
Les rois mages, 1849, Troyes (Aube), salle de réunion de la Société académique de l’Aube. Œuvre du maître verrier troyen Louis-Germain Vincent-Larcher, ce vitrail du XIXe siècle est traité dans le style des verrières du XIIIe siècle. À l’époque, pour restaurer les verrières, les artistes s’appliquent à imiter les oeuvres médiévales. © Société académique de l’AubeLes rois mages, 1849, Troyes (Aube), salle de réunion de la Société académique de l’Aube. Œuvre du maître verrier troyen Louis-Germain Vincent-Larcher, ce vitrail du XIXe siècle est traité dans le style des verrières du XIIIe siècle. À l’époque, pour restaurer les verrières, les artistes s’appliquent à imiter les oeuvres médiévales. © Société académique de l’Aube

C’est seulement après 1840 que réapparaît le vitrail, lors du grand mouvement de restauration des monuments historiques. Vu l’importance du patrimoine ancien dans l’Aube, les maîtres-verriers eurent une activité soutenue. À Troyes, les restaurations sont confiées aux ateliers Vincent-Feste, Hugot, Martin-Hermanowska ou Vincent-Larcher. Le fonds de l’atelier de Louis-Germain Vincent-Larcher a été légué par ses héritiers aux Archives départementales de l’Aube. Fonds documentaire unique, il compte 200 dessins de verrières et de multiples dossiers.

Pour remplacer les verrières disparues ou parer les églises nouvelles, les créateurs puisent leur inspiration dans les modèles du Moyen Âge et de la Renaissance et s’inscrivent majoritairement dans une démarche d’imitation. S’y ajoutent les œuvres d’inspiration saintsulpicienne.